Notre Foi renouvelée

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Le corps de Jésus, un buisson ardent

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Notre Foi renouvelée

 

Extraits d’une lettre de Mgr. Samir Nassar, archevêque Maronite de Damas intitulée :

 

Merci aux réfugiés irakiens.

 

 

La Syrie a facilité l’accueil des réfugiés Irakiens. Ils sont venus par milliers surtout à Damas et continuent à venir par dizaines et centaines pour fuir la mort et les violences dont ils sont victimes depuis 2003. … En attendant d’obtenir un visa, ces réfugiés restent à Damas quelques fois deux ou trois ans et parfois plus. Ces chrétiens bien formés, pieux et pratiquants se réfugient dans la Foi et l’Espérance chrétiennes. Ils remplissent nos églises, dynamisent nos paroisses et renforcent la foi chrétienne en Syrie et apportant un souffle nouveau à nos paroisses... La guerre a répandu assez vite l’informatique en Irak. Ces réfugiés débarqués à Damas sont bien familiers avec l’Internet et le Web Site. Ils ont mis leurs savoirs généreusement au service des paroisses et des communautés. Ainsi, grâce à eux, nos paroisses se sont dotées de sites Internet et de websites, instrument d’avant-garde au service de l’Evangélisation à l’échelle universelle.  

 

Malgré leur pauvreté et leur condition de vie précaire, ils sont généreux et vivent le partage. Il faut les voir à la sortie des messes offrir et donner avec joie, sourire et larmes… Ils vivent les moments les plus intimes dans le silence devant le Saint-Sacrement, en tête à tête avec le Seigneur… pleurer des proches disparus… s’interroger sur l’avenir… Ils cherchent à comprendre POURQUOI….

 

 

Ces réfugiés Irakiens qui ne font que passer par Damas sont des missionnaires ambulants qui marquent l’Eglise en Syrie… Ces réfugiés missionnaires, dispersés dans les quatre coins du monde, ne sont liés entre eux que par la prière et Internet. Coupés de leurs racines et devant le crépuscule de leur Eglise, pourraient-ils apporter avec leur vitalité, un souffle nouveau aux Eglise d’Occident qui les accueillent ? 

Si nous désirons entrer en contact avec Mgr. Nassar, voici son mail :

mgrsamirnassar@gmail.com

 

 

Le corps de Jésus, un buisson ardent

 

Jean l’évangéliste proclame que la Parole de Dieu, le Logos, (Parole vivante, créatrice, qui donne sens) s’est fait chair en Jésus.  Paul écrit aux Colossiens « En Jésus habite corporellement toute la plénitude de la Divinité. » (2-9) Pour la foi chrétienne, le corps est le lieu même de la révélation de la rencontre de Dieu avec l’homme. Le corps de Jésus est un buisson ardent car il révèle la présence et la profondeur inouïe de l’amour de Jésus pour son Père, ses frères et sœurs : L’incarnation est la clef du salut de l’homme et de l’incroyable union entre Dieu et les hommes. « La vocation de l’homme est inscrite dans sa chair, porteuse de l’image de Dieu.» écrit saint Irénée. La religion chrétienne est la religion de la présence corporelle de Jésus : « Ceci est mon corps livré pour vous. »

        L’incarnation provoqua une véritable révolution car pour découvrir qui est Dieu, il ne faut plus lever les yeux au ciel mais tourner son regard vers le visage (Dessin de V. Gayet), le corps de tout homme sans exception. La communauté chrétienne a mis du temps pour digérer cette vérité scandaleuse aux yeux des juifs et folie aux yeux des païens. Dès les premiers siècles, certains penseurs ont pensé que Jésus qui est Dieu n’avait que l’apparence d’un homme. D’autres ont prêché que Jésus est un fils adopté par le Père, que Jésus était inférieur à Dieu le Père. Un penseur chrétien comme Marcion se bat pour que l’Eglise gomme les racines Juives de Jésus afin de retrouver la nouveauté radicale de l’Evangile. D’autres ont avancé l’idée que la source du salut dépend d’une connaissance surnaturelle, connaissance uniquement accessible à une élite. Il a fallu traversé bien des épreuves et des divisions pour que les chrétiens, de quelque confession qu’ils soient, partagent la foi en Jésus, homme à part entière, qui a révélé que sa vie est enracinée au cœur même du mystère de Dieu.

Aujourd’hui, quand on pose par sondages la question aux chrétiens de l’identité de Jésus, beaucoup ne croient pas que Jésus est Dieu. On retrouve dans leurs réponses les mêmes courants de pensées qui ont traversé les chrétiens aux premiers siècles : Jésus est ‘un homme choisi exceptionnellement par Dieu,’ ‘Jésus n’est pas l’égal de Dieu’, Jésus ‘n’est pas Dieu rendu visible dans la chair humaine de Jésus ‘, ‘Jésus n’est pas ressuscité dans sa chair’… Et pourtant, pour rendre visible l’amour de Dieu, les disciples de Jésus-Christ ont donné  pendant des siècles une place centrale au corps en soignant les blessés de la vie.

Aujourd’hui, en lisant les documents officiels de l’Eglise, on peut se demander si l’Eglise est consciente de l’évolution culturelle actuelle qui accorde beaucoup d’importance au corps. Le concile Vatican II ne cite que 6 fois le corps humain et ce, à propos de la maîtrise du corps dans la formation des séminaristes, de la vie du couple, de la peur de mourir… La crise provoquée par les prêtres pédophiles fait dire à Mgr. Barbarin : « Cette perversion de la pédophilie réveille tout ce qui n’est pas clair en nous. Et, du coup, on a peur. Je pense qu’il faut parler avec simplicité et en vérité. À nous de considérer de manière nouvelle, dans la lumière de l’Évangile, le rapport à notre propre corps et au corps des autres, de nous donner des repères concrets. » (Journal La Croix du 3 mai 2010 )


 

 

 

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